CULTURE DU CONCOMBRE LONG BIO … VISITE CHEZ VINCENT, MARAÎCHER COULEUR MIDI

CULTURE DU CONCOMBRE LONG BIO … VISITE CHEZ VINCENT, MARAÎCHER COULEUR MIDI

ZOOM CHEZ VINCENT MIGNOT

Découvrez notre reportage exclusif en vidéo et en photos sur la culture du concombre long avec
Vincent, producteur local et historique COULEUR MIDI…
Un produit exigeant qui requiert un savoir-faire spécifique et une disponibilité quotidienne.

Bienvenue dans son exploitation, située à seulement 12 km du siège d’ALTERBIO

 

COULEUR MIDI, LA MARQUE DES PRODUCTEURS DE L’ASSOCIATION « TERROIRS BIO D’OCCITANIE »

Créée en 2003 à l’initiative et sous l’impulsion d’ALTERBIO, la marque COULEUR MIDI réunit à ce jour 41 producteurs locaux au sein de l’association « Terroirs Bio d’Occitanie ». Son ambition est de fédérer les producteurs régionaux autour de valeurs fortes dépassant la simple conformité à la réglementation de l’agriculture biologique. Ce projet a vu le jour grâce à l’implication de producteurs comme Vincent.

VINCENT, UN DES MEMBRES FONDATEURS DE L’ASSOCIATION « T.B.O. »

Vincent a participé activement à la création et au suivi de l’association dès 2003 en tant que premier président puis trésorier pendant 8 ans. Producteur historique, Vincent apporte tous ses légumes chez Alterbio depuis la création de sa ferme maraîchère en 1993. C’est un partenariat local et durable qui s’est établi au fil des années.

« Depuis toujours je travaille à 100% avec Alterbio par choix. Au-delà de la confiance, il y a de l’amitié. » « Couleur Midi a été créée afin de planifier les cultures en réponse aux besoins du marché, c’est un outil efficace pour nous organiser… »

 

LE CONCOMBRE, UNE CULTURE PASSIONNANTE

« J’ai débuté le maraîchage avec le concombre. C’est la culture qui m’a passionné lors de ma formation. Comme d’ailleurs toutes les cultures d’été (aubergine, tomate…) qui demandent beaucoup plus de manipulations techniques, c’est motivant ! L’ambiance calme et apaisante de l’abri en verre est aussi agréable. »

 

Le concombre se développe très rapidement. En deux mois, le plant atteint 2 mètres de hauteur et se récolte après 3 mois et demi. Cependant, cette culture est contraignante car elle demande une grande disponibilité pour son suivi. Et elle est très sensible aux pucerons, acariens et aux maladies. Il faut donc être présent en permanence, réactif et attentif.

 

CULTIVER EN BIO, C’EST UNE ÉVIDENCE POUR VINCENT

« Etudiants agricoles dans les années 80, mes amis et moi, nous nous intéressions déjà à l’agriculture biologique, persuadés de son avenir. »

Fidèle à ses convictions de l’époque, Vincent travaille au quotidien avec sa femme et son équipe pour une agriculture durable. Certifié AB très rapidement en 1994, il a cultivé ses légumes en Bio dès son installation. Véritable passionné du produit et de la nature, il prend soin de ses légumes autant que de leur environnement et donc de notre santé.

« Mes cultures sont 100% bio. La question ne se pose pas ! Je ne me vois pas toucher un produit chimique. Je vais bien au-delà de la réglementation AB.  Même s’il existe des insecticides naturels utilisables en AB, j’ai fait le choix de ne pas en utiliser ».

 

LES AUXILIAIRES, DES ALLIÉS REDOUTABLES POUR UNE CULTURE RÉUSSIE !

La culture des légumes bio sous abri demande une attention particulière. Pucerons, acariens microscopiques y sont irrésistiblement attirés et peuvent détruire une culture entière.

La lutte biologique avec des insectes auxiliaires, est une solution naturelle et efficace. Un art subtil requérant du temps et un savoir-faire technique :

  • Observer quotidiennement la culture

Une vigilance constante est primordiale afin de ne pas se laisser déborder par les parasites très actifs sous abri. C’est le cas des pucerons qui peuvent développer 20 œufs par jour. La première chose à faire est donc l’élimination manuelle.

« Chaque jour, nous regardons ce qu’il se passe dans la culture ! Ma femme Maeve observe les feuillages, repère les départs de foyers, les compte et les note. Je m’occupe ensuite d’introduire le bon insecte auxiliaire qui travaillera pour nous aider à détruire les insectes agresseurs. »

L’observation permet d’organiser une lutte ciblée sur des foyers naissants de nuisibles afin d’éviter des applications généralisées.

  • Connaître la dynamique entre les bioagresseurs et les biodéfenseurs

Pour faire un bon diagnostic, il faut savoir bien identifier les nuisibles, et connaître les auxiliaires qui peuvent les détruire. Vincent utilise 4 à 5 types d’auxiliaires pour ses cultures :

« Contre le Tétranyque acarien redoutable, on utilisera un autre acarien microscopique le Phytoseius. »

« L’Aphidius est une minuscule guêpe noire, qui parasite le puceron en pondant un œuf à l’intérieur du puceron vivant, la larve s’y développe en le dévorant de l’intérieur puis y fait son cocon pour sortir une fois adulte, le puceron est alors momifié. »

  • Réussir l’introduction et assurer le maintien des auxiliaires

L’Aphidius est par exemple très difficile à installer sur les plants de concombre. Vincent a la chance de pouvoir se procurer une plante relais céréalière sur laquelle l’auxiliaire est implanté.

CULTIVER LE CONCOMBRE EN 7 ÉTAPES

Étape 1 : La préparation de la parcelle

Analyse du sol pour évaluer les quantités d’azote (le concombre en est très gourmand), si nécessaire apport d’engrais verts. En 2020, le sol était suffisamment pourvu en élément fertilisant.

  1. Travail de la terre : labour superficiel de 25 cm, niveler le sol…
  2. Pose du paillage sur les futurs rangs de concombres (pour éviter le développement de mauvaises herbes)
  3. Installation du goutte à goutte (pour arroser au pied les plants en optimisant la consommation d’eau)
  4. Entretien des vitres de la serre : réparation, blanchiment des parois avec de la craie car les concombres craignent la lumière directe du soleil.

Etape 2 : La plantation

  1. Semi en motte le 10 avril
    Vincent prépare lui même ses mottes en mettant une graine dans du terreau passé préalablement dans une presse.
  2. Plantation des mottes le 23 avril
  3. Mise en place des tuteurs : le plant de concombre est une liane qui a besoin d’un tuteur pour grimper.

Etape 3 : Le suivi quotidien de Vincent dans la serre

  1. Pour le bon développement des plants :
  • entretenir les plantes en enlevant les gourmands : petite repousse qui se développe à l’aisselle de chaque feuille et qui épuiserait le plant l’empêchant de produire.
  • enlever les premiers fruits sur les 40-50 cm, pour que la plante grandisse régulièrement et avoir une culture longue
  • adapter le palissage (tuteur de la plante) qui atteindra environ 2 mètres. Une fois par semaine, chaque plante est ré-accrochée à la verticale sur le guide pour un bon développement des fruits
  • enlever les concombres tordus
  • contrôler et adapter le climat intérieur. Le concombre long ne peut être cultivé que sous serre. C’est une plante tropicale qui a besoin de chaleur et d’humidité pour se développer. Vincent gère le climat intérieur uniquement par l’ensoleillement naturel et l’aération (ouverture – fermeture des volets). L’arrosage est journalier et régulé en fonction du stade de croissance. Le concombre est sensible au vent, il est primordial de maîtriser les ouvertures pour éviter le moindre courant d’air.

  1. Pour la sécurité sanitaire :
  • Observer le feuillage et réagir face à l’apparition de maladie ou de nuisibles.
  • Installation des auxiliaires dès le premier mois de culture en prévention.

Etape 6 : La récolte

La récolte débute mi-juin, le plant produit au total une vingtaine de concombres sur la saison se terminant fin septembre.

« C’est la taille du concombre qui détermine le jour de sa cueillette. Pour obtenir des calibres réguliers, il faut être très attentif, observer minutieusement et rapidement le plant pour cueillir au bon moment et ne pas en oublier. »

Nous sommes une équipe de 4 personnes pour faire le suivi quotidien de la serre, la récolte de 2000 à 3000 concombres par jour et le conditionnement sur place.

 Etape 7 : La livraison express chez Alterbio

« Les concombres sont cueillis le matin, et je les livre sur l’heure du déjeuner chez Alterbio à 12 kilomètres de l’exploitation. »

 

ALTERBIO ET COULEUR MIDI, CONTRE LES CONCOMBRES CULTIVÉS SOUS SERRE CHAUFFÉE

Les producteurs COULEUR MIDI se sont toujours interdit le chauffage des serres afin de respecter leurs sols, les cycles naturels et la saisonnalité de leurs productions maraîchères. Depuis la création de l’association en 2003, chaque nouvel adhérent s’y est engagé fermement, restant ainsi en phase avec l’éthique et les valeurs de la Bio. Cet engagement est inscrit dans le cahier des charges de la marque COULEUR MIDI.

Avec COULEUR MIDI, vous avez la garantie que les fruits et légumes biologiques ne proviennent pas de « serres chauffées ».